Cloud souverain européen : où en est-on vraiment ?
· Par NumActu · 1 min de lecture

Labels, partenariats et data centers « de confiance » se multiplient, mais la part de marché des acteurs européens stagne. État des lieux.
Chaque panne des géants américains relance le refrain : il faut un cloud souverain européen. Dix ans après les premières initiatives, où en est-on réellement ?
Ce qui existe
Des acteurs solides (OVHcloud, Scaleway, les offres « de confiance » adossées aux hyperscalers), un label français SecNumCloud exigeant, une demande publique réelle pour les données sensibles — santé, défense, justice — et un cadre européen qui pousse à la qualification des offres.
Ce qui coince
La part de marché des fournisseurs européens sur leur propre continent reste marginale, et l'écart s'accroît : les hyperscalers investissent chaque année plus que la valeur cumulée de tous les acteurs européens du secteur. Les entreprises arbitrent en faveur de la richesse fonctionnelle et des écosystèmes existants ; la souveraineté passe après la roadmap.
Le chemin réaliste
Moins un « Airbus du cloud » qu'une stratégie de niches : données régaliennes et sensibles sur des offres qualifiées, exigences de réversibilité et d'immunité aux lois extraterritoriales dans les contrats, commande publique cohérente. La souveraineté ne se décrète pas — elle s'achète, marché après marché.