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Dark patterns : la nouvelle cible prioritaire des régulateurs

· Par NumActu · 1 min de lecture

Dark patterns : la nouvelle cible prioritaire des régulateurs

Abonnements impossibles à résilier, consentements orientés, urgences fabriquées : les interfaces manipulatrices sont dans le viseur des régulateurs des deux côtés de l'Atlantique.

On les subit sans toujours les nommer : les « dark patterns » — ces interfaces conçues pour arracher un consentement, retenir un abonné, précipiter un achat — sont devenus un axe prioritaire des régulateurs.

Le bestiaire

Les classiques : le bouton « accepter » flamboyant face au « refuser » grisé en trois clics ; la résiliation cachée derrière un labyrinthe ; les compteurs d'urgence fictifs (« plus que 2 chambres ! ») ; la honte programmée (« Non merci, je préfère payer plus cher ») ; et le panier qui gonfle d'options précochées.

Un arsenal juridique désormais complet

Longtemps traités par le seul droit de la consommation, les dark patterns sont maintenant visés de partout : le DSA interdit explicitement les interfaces trompeuses des plateformes, le RGPD invalide les consentements extorqués, la directive consommateurs se modernise, et la FTC américaine aligne les sanctions sur les abonnements-pièges. En France, CNIL et DGCCRF coordonnent leurs contrôles.

Le test de sincérité

Un principe simple résume la ligne des régulateurs : refuser doit coûter le même effort qu'accepter ; partir, le même que s'inscrire. Le jour où ce test sera systématiquement appliqué — et sanctionné —, une bonne partie du design numérique actuel devra être repensée. C'est précisément l'objectif.

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