Character.AI ferme ses conversations libres aux mineurs : précédent ou exception ?
· Par NumActu · 1 min de lecture

Sous la pression des procès et des régulateurs, la plateforme de compagnons IA interdit ses conversations ouvertes aux moins de 18 ans.
C'est un tournant pour l'industrie des chatbots « relationnels » : Character.AI, poursuivie par des familles après des drames impliquant des adolescents, a fermé ses conversations libres aux mineurs, remplacées par des expériences créatives encadrées, avec vérification d'âge et limites de temps préalables.
Pourquoi ce revirement
La plateforme, très populaire chez les adolescents, était devenue le symbole des risques des compagnons artificiels : attachement émotionnel, conversations inappropriées, renforcement de la détresse. Entre procès retentissants, enquêtes de régulateurs et projets de loi dédiés aux « companion bots », le statu quo n'était plus tenable.
Une décision aux airs de test
Character.AI fait le pari inverse de l'industrie : renoncer à une part d'audience pour désamorcer le risque juridique et réputationnel. Si l'entreprise s'en sort — et si ses concurrents qui gardent les mineurs se retrouvent seuls face aux tribunaux — le mouvement fera école.
La question posée à tous
Les compagnons IA rejoignent les réseaux sociaux au cœur du débat sur la santé mentale des jeunes, avec une intensité supplémentaire : la machine ne se contente pas de distribuer du contenu, elle entretient la relation. Régulateurs européens et américains l'ont compris — les règles spécifiques arrivent.