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Données scolaires : l'angle mort français

· Par NumActu · 1 min de lecture

Données scolaires : l'angle mort français

ENT, logiciels de vie scolaire, applications pédagogiques : l'école numérise massivement, sans toujours mesurer ce que deviennent les données des élèves.

Pendant que le débat public se concentre sur TikTok et Instagram, une autre masse de données de mineurs s'accumule en silence : celle de l'école numérique — notes, absences, comportements, productions, messageries familiales.

Une collecte devenue systémique

Espaces numériques de travail, logiciels de vie scolaire, manuels adaptatifs, plateformes d'exercices : la scolarité d'un élève français génère un dossier numérique continu, éclaté entre éditeurs privés, collectivités et rectorats. Qui y accède, combien de temps, pour quels croisements ? Les réponses varient d'une académie à l'autre.

Des risques concrets, pas théoriques

Les incidents récents — fuites d'identifiants d'ENT ayant servi à diffuser des menaces, compromissions d'éditeurs de logiciels scolaires à l'étranger — rappellent que ces bases sont attaquées. S'y ajoute le risque long : des profils d'apprentissage et de comportement constitués dès 6 ans, dont nul ne garantit qu'ils ne resurgiront pas.

Ce qui devrait s'imposer

Minimisation réelle (l'école n'a pas besoin de tout), durées de conservation courtes et appliquées, hébergement qualifié, interdiction ferme des réutilisations commerciales, et un droit à l'oubli scolaire à la majorité. L'école apprend aux enfants à protéger leurs données ; elle doit commencer par les siennes.

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