Majorité numérique : l'Europe avance vers un standard commun
· Par NumActu · 1 min de lecture

Résolution du Parlement, application pilote de vérification d'âge, initiatives nationales : un standard européen de l'accès des mineurs prend forme.
Pièce par pièce, l'Europe assemble sa doctrine sur les mineurs en ligne. Après la résolution du Parlement en faveur d'une majorité numérique à 16 ans, la mécanique institutionnelle s'accélère.
Les briques déjà posées
Les lignes directrices sur la protection des mineurs au titre du DSA imposent déjà comptes privés par défaut et limites de design ; l'application pilote de vérification d'âge de la Commission est testée dans plusieurs États membres, en attendant le portefeuille d'identité numérique ; et les enquêtes DSA sur TikTok et Meta visent nommément leurs dispositifs pour mineurs.
Les États n'attendent pas
La France vote son interdiction aux moins de 15 ans, l'Espagne, la Grèce et l'Italie poussent des dispositifs voisins, le Danemark a annoncé le sien : le risque à court terme est une mosaïque d'âges et de méthodes — 13 ans ici, 15 là, 16 ailleurs — que plateformes et familles devront naviguer.
Le nœud juridique
Le DSA harmonise les obligations des plateformes ; les États gardent la main sur l'âge d'accès. Cette frontière floue nourrit un bras de fer feutré entre capitales et Commission, qui devra trancher : couvrir les initiatives nationales, ou proposer enfin une règle commune. L'agenda 2026 s'écrit maintenant.