Adtech : l'autre procès Google, celui qui touche au portefeuille
· Par NumActu · 1 min de lecture

Reconnu coupable d'avoir monopolisé les outils publicitaires des éditeurs, Google attend la décision sur les remèdes — jusqu'à la cession forcée d'une partie de sa régie.
Moins médiatique que celui de la recherche, le procès « adtech » est peut-être le plus dangereux pour Google : c'est sa plomberie publicitaire — le cœur de ses revenus — qui est en cause.
Ce qui a été jugé
En 2025, la justice fédérale a reconnu Google coupable d'avoir monopolisé deux maillons de la chaîne publicitaire : le serveur publicitaire des éditeurs et la place de marché (ad exchange), liés entre eux pour verrouiller le marché. Concrètement : les sites d'information du monde entier vendent leur espace via une infrastructure que Google contrôle des deux côtés de la transaction.
Le procès des remèdes
Le gouvernement réclame la cession d'AdX, voire du serveur éditeur ; Google propose des engagements comportementaux (interopérabilité, fin des règles de préférence). Les audiences se sont achevées fin 2025 ; la décision de la juge Brinkema est attendue — et fera date : on ne démantèle pas une infrastructure publicitaire tous les vingt ans.
Les éditeurs, premiers concernés
Pour la presse en ligne, l'enjeu est vital : chaque point de commission prélevé par la chaîne publicitaire manque aux rédactions. Une cession bien menée pourrait rebattre les prix ; un remède cosmétique enterrerait le sujet pour dix ans. L'Europe, qui a sa propre procédure adtech en réserve, observe.