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Meta accusé de tirer une part massive de ses revenus de publicités frauduleuses

· Par NumActu · 1 min de lecture

Meta accusé de tirer une part massive de ses revenus de publicités frauduleuses

Selon des documents internes révélés par Reuters, environ 10 % du chiffre d'affaires 2024 de Meta proviendrait de publicités pour des arnaques et produits interdits.

C'est une enquête qui fait très mal : selon des documents internes obtenus par Reuters, Meta estimait qu'environ 10 % de ses revenus 2024 — de l'ordre de 16 milliards de dollars — provenaient de publicités liées à des arnaques, des casinos illégaux ou des produits interdits.

Ce que disent les documents

Les notes internes décrivent un système qui montre aux utilisateurs des milliards de publicités frauduleuses par jour, et une politique d'application à géométrie variable : les annonceurs suspects à gros budgets bénéficieraient de seuils de tolérance élevés avant bannissement, l'entreprise facturant même certains fraudeurs plus cher plutôt que de les exclure.

La défense de Meta

Le groupe conteste la lecture des documents, qualifie l'estimation de « brute et surestimée » et met en avant ses investissements dans la lutte anti-arnaques, avec une baisse revendiquée des signalements. Reste que les régulateurs — la SEC comme les autorités européennes et britanniques — disposent désormais d'une pièce maîtresse.

La question de fond

L'affaire pose crûment le conflit d'intérêts des plateformes publicitaires : chaque arnaque bloquée est un revenu perdu. Tant que l'amende coûtera moins cher que le manque à gagner, l'incitation restera mauvaise. C'est précisément là que le droit — DSA en Europe, actions d'États aux États-Unis — est attendu.

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