Assurance cyber : pourquoi les primes flambent encore
· Par NumActu · 1 min de lecture

Sinistralité en hausse, extorsions difficiles à chiffrer, exigences croissantes : le marché de l'assurance cyber se durcit à nouveau.
Après deux ans d'accalmie relative, les renouvellements 2026 font grimacer les directions financières : les primes d'assurance cyber repartent à la hausse, et les conditions se durcissent.
Ce qui fait monter les prix
La sinistralité, d'abord : la vague d'extorsions de données — plus difficiles à borner qu'un chiffrement (combien vaut la publication de 8 To ?) — alourdit les indemnisations, notifications réglementaires et frais juridiques compris. S'ajoutent la contagion des incidents de sous-traitants, qui transforme un sinistre en dizaines de dossiers, et l'incertitude sur les attaques étatiques, que les clauses d'exclusion « guerre » peinent à délimiter.
Ce que les assureurs exigent désormais
Le questionnaire est devenu un audit : MFA partout, EDR supervisé, sauvegardes immuables testées, plan de réponse exercé, cartographie des tiers. Sans ces fondamentaux, pas de police — ou des franchises dissuasives. L'assurance agit ainsi, de fait, comme un régulateur privé de la sécurité.
Bien acheter en 2026
Trois réflexes : faire de la police un projet sécurité (les prérequis assureurs sont un bon plan d'action), lire les exclusions ligne à ligne — extorsion, tiers, État —, et chiffrer honnêtement son scénario noir plutôt que d'assurer un montant rond. L'assurance transfère le risque résiduel ; elle ne remplace jamais la préparation.