Bruxelles menace Meta de mesures provisoires : WhatsApp sommé de s'ouvrir aux assistants tiers
· Par NumActu · 1 min de lecture

Dans le cadre d'une enquête DMA, la Commission veut imposer des mesures provisoires pour empêcher Meta d'exclure les assistants concurrents de WhatsApp.
Bruxelles dégaine une arme rarement utilisée : la Commission a notifié à Meta son intention d'imposer des « mesures provisoires » — des injonctions applicables sans attendre la fin de l'enquête — pour l'empêcher d'exclure les assistants d'IA tiers de WhatsApp.
L'affaire en deux mots
Meta a modifié les conditions de son API professionnelle pour écarter les assistants généralistes concurrents de WhatsApp, où son propre Meta AI est intégré par défaut. Pour la Commission, le schéma est classique : le contrôleur d'accès réserve son canal de distribution à son propre service — précisément ce que le DMA prohibe. D'où l'urgence : le temps qu'une enquête aboutisse, le marché serait verrouillé.
Pourquoi c'est un tournant
Les mesures provisoires sont l'outil que les régulateurs n'osaient plus employer depuis des années, échaudés par les recours. Les réactiver, c'est admettre que dans le numérique, la sanction tardive arrive après la bataille — et que la vitesse d'exécution fait partie du droit.
Ce qui se joue derrière
Les messageries sont en train de devenir la porte d'entrée des assistants ; qui contrôle la porte contrôle le marché. L'issue de ce bras de fer — Meta conteste vigoureusement — dira si le DMA sait arriver à l'heure, pour une fois, sur un marché naissant.