Deux ans de DMA : un bilan en demi-teinte
· Par NumActu · 1 min de lecture

Écosystèmes entrouverts, amendes historiques, mais parts de marché inchangées : le DMA a prouvé qu'il mord — pas encore qu'il transforme.
Deux ans d'application, sept contrôleurs d'accès, des dizaines d'obligations : l'heure d'un bilan honnête pour le règlement sur les marchés numériques.
Ce que le DMA a obtenu
Des concessions impensables il y a cinq ans : magasins d'applications alternatifs et liens de paiement externes sur iOS, écrans de choix de navigateur, portabilité renforcée, interopérabilité de WhatsApp, désinstallation des applications préchargées. Et des sanctions réelles — Apple et Meta condamnés en 2025, des procédures de non-conformité en chaîne.
Ce qu'il n'a pas (encore) changé
Les parts de marché. Les moteurs alternatifs restent marginaux, les magasins d'applications concurrents confidentiels, et les « écrans de choix » n'ont pas fait bouger les habitudes. Les contrôleurs d'accès ont perfectionné l'art de la conformité décourageante : frictions, avertissements, commissions repensées — l'obligation est respectée, son objectif contourné.
La suite logique
La Commission durcit le ton — mesures provisoires contre Meta, enquêtes sur les nouvelles conditions d'Apple — et le débat s'ouvre sur un « DMA 2 » couvrant l'IA et les assistants. La leçon des deux ans est claire : l'ouverture ne se décrète pas, elle s'arrache clause par clause.