Google antitrust : l'appel qui décidera du sort de Chrome
· Par NumActu · 1 min de lecture

Jugé monopoleur de la recherche, Google a échappé au démantèlement en première instance grâce à la concurrence de l'IA. L'appel rejoue la partie.
Le plus grand procès antitrust depuis Microsoft entre dans son deuxième round : le gouvernement américain a fait appel des remèdes jugés trop cléments imposés à Google dans l'affaire de la recherche en ligne.
Ce que le juge a décidé — et refusé
Verdict de 2024 : Google détient un monopole illégal sur la recherche. Remèdes de 2025 : interdiction des accords d'exclusivité (les milliards versés à Apple pour être moteur par défaut sont réformés, pas interdits), partage limité de données avec les concurrents — mais refus de la cession de Chrome réclamée par le DOJ. Motif central : l'essor des moteurs de réponses fondés sur l'IA changerait déjà la donne concurrentielle.
Le paradoxe au cœur de l'appel
Le gouvernement conteste précisément cet argument : invoquer une concurrence naissante et incertaine pour épargner un monopole établi reviendrait à ne jamais sanctionner personne. Google, de son côté, conteste jusqu'au verdict de monopole. La cour d'appel — puis, probablement, la Cour suprême — tranchera.
Pourquoi ça nous concerne
Chrome est la porte d'entrée du web pour des milliards de personnes, et le jugement a étendu ses garde-fous aux assistants d'IA de Google. L'issue dessinera le droit applicable à la prochaine décennie de la distribution numérique — bien au-delà des États-Unis.