Rétro 2025 : l'année où la régulation numérique est passée aux actes
· Par NumActu · 1 min de lecture

Première amende DSA, interdiction australienne, offensive sur la protection des mineurs, Digital Omnibus : douze mois qui ont fait basculer la régulation du discours à l'application.
2025 restera comme l'année où la régulation numérique a cessé d'être une promesse. Revue des fronts qui ont bougé.
L'Europe est passée à l'acte
Après des années de procédures, les sanctions sont tombées : amendes DMA contre Apple et Meta au printemps, et, en décembre, la première amende DSA de l'histoire contre X. Dans le même mouvement, Bruxelles a présenté son Digital Omnibus — signe que l'époque est autant à la simplification qu'au durcissement. L'Europe régule désormais dans les deux sens.
Les mineurs, priorité mondiale
De l'entrée en vigueur de l'interdiction australienne aux résolutions européennes sur la majorité numérique, en passant par les contrôles d'âge britanniques et les annonces françaises, la protection des mineurs est devenue le moteur principal de la régulation des plateformes — et le terrain où s'inventent les outils (vérification d'âge, design moins addictif) qui s'étendront ensuite à tous.
La sécurité, angle mort persistant
Pannes en cascade (AWS, Azure, Cloudflare), fuites via sous-traitants, rançongiciels sur les infrastructures : 2025 a rappelé que la résilience technique reste le parent pauvre du débat public, malgré NIS2.
Cap sur 2026 : application de la loi australienne, procès américains des plateformes, trilogues européens — l'année des travaux pratiques.