Un an après les premières amendes DMA, qu'est-ce qui a changé pour l'utilisateur ?
· Par NumActu · 1 min de lecture

Apple et Meta condamnés au printemps 2025, et ensuite ? Inventaire concret de ce que les sanctions ont — ou n'ont pas — changé à l'usage.
Il y a un an, Bruxelles infligeait ses premières amendes DMA : 500 millions d'euros à Apple pour ses restrictions anti-« steering », 200 millions à Meta pour son modèle « consentement ou paiement ». Douze mois plus tard, que voit l'utilisateur ?
Côté Apple : des portes entrouvertes
Les développeurs peuvent désormais renvoyer vers des offres externes et des paiements hors App Store dans l'UE, avec des commissions repensées. Dans les faits, la tuyauterie reste dissuasive — écrans d'avertissement, barème complexe — et seuls les grands éditeurs s'y risquent. Le streaming et le jeu vidéo y ont gagné des prix parfois plus bas ; l'utilisateur lambda, lui, ne voit presque rien.
Côté Meta : le paywall de la vie privée
Le modèle « payer ou consentir » a été retouché — publicité « moins personnalisée » gratuite à l'appui — sans convaincre ni les régulateurs ni les associations : le choix réel entre payer et être profilé reste la norme. Le contentieux se poursuit, entre appels et nouvelles évaluations.
Le bilan honnête
Les amendes ont établi que le DMA s'applique ; elles n'ont pas, à elles seules, changé les rapports de force. La vraie leçon de l'année : la conformité est devenue une négociation permanente, décision après décision — et c'est précisément le terrain où les plateformes excellent.